Ecole du spectateur

L'Ecole du spectateur : Saison 2018-2019  par Alain Guyot le 2018-09-17

La nouvelle saison  reprend!

Ecole du spectateur 2018-2019

Madame, Monsieur,

  Pour la quatrième année consécutive, le partenariat avec le Théâtre municipal de Fontainebleau est reconduit. L’ « Ecole du spectateur » permet à 80 élèves du Lycée International  François Ier d’assister à des représentations de spectacles de qualité à un tarif exceptionnel : 7€ 50 la place.

  Deux groupes de 40 élèves environ iront voir 5 spectacles chacun. Ces « blocs » de 5 spectacles ont été constitués de manière sensiblement égale, en tenant compte des dates durant l’année : chaque groupe se verra proposer des pièces de théâtre et des concerts. Il n’y a pas de panachage possible.  Les élèves peuvent indiquer leur préférence pour l’une ou l’autre série de spectacles : nous essaierons de satisfaire les demandes en fonction du nombre de places disponibles…

  Les deux séries de spectacles retenues sont les suivantes :

 

 

Série A

 

 

1) L’Iliade et l’Odyssée, d’après Homère,

Création de l’Orchestre National d’Ile de France,

Dimanche 9 décembre 2018 à 17 h 00

 

2) Mademoiselle Julie, d’August Strindberg,
mise en scène Nils Ohlund,
mardi 22 janvier 2019 à 20 h 30

 

3) Dom Juan… et les clowns , d’après Molière,

mise en scène d’Irina Brook,
Samedi 2 février 2019 à 20 h 30

 

4) La Guerre des Rose, de Waren Adler,
mise en scène de Gregory Barco,
mercredi  13 février 2019 à 20 h 30

 

5) Zorba, d’après Nikos Kazantzakis
mise en scène d’Eric Bouvron,
samedi  6 avril 2019 à 20 h 30

 

 

Série B

1) Les Chemins de l’amour, musique et littérature,

avec Sophie Pondjiclis et Patrick Poivre d’Arvor,
Vendredi 14 décembre 2018 à 20 h 30

 

2) Exils, de Richard Galliano,
(accordéon soliste),
Vendredi  25 janvier 2019 à 20 h 30

 

3) Hommage aux Castrats,

Mathieu Salama

Vendredi  8 février 2019 à 20 h 30
 

4) Le Souper, de Jean-Claude Brisville,
mise en scène de Daniel et William Mesguish,
Vendredi 19 avril 2019 à 20 h 30

 

5) Le Cid, de Corneille,
mise en scène de Jean-Philippe Daguerre,
Vendredi 10 mai 2019 à 20 h 30

  Nous vous invitons à consulter le site: www.fontainebleau.fr et à télécharger la brochure «guide de la  saison théâtrale 2018-2019 » pour plus de détails sur les représentations. Certains de ces spectacles sont précédés d’une conférence par le metteur en scène à 19 h 00 au théâtre (présence OBLIGATOIRE des élèves retenus pour l’Ecole du spectateur).

 

INSCRIPTION A L’ECOLE DU SPECTATEUR

  NOTA : Cette activité culturelle relève du Foyer socio-éducatif du Lycée et implique d’être à jour de sa cotisation. Si vous n’avez pas encore adhéré pour l’année scolaire 2018-2019, établir un chèque séparé d’un montant de 10 € (montant minimum) à l’ordre du « FSE du Lycée International François Ier ». Vous pouvez joindre ce chèque à l’inscription à l’Ecole du spectateur.

 

   Le prix pour les 5 spectacles est de 37€ 50, à régler par chèque (sauf impossibilité matérielle) à l’ordre du « FSE du Lycée International François Ier ».

  Les élèves arrivent au théâtre et en repartent par leurs propres moyens.

  Vous trouverez ci-joint un document d’inscription à télécharger et à remplir lisiblement (adresses mail et numéros de téléphone fixe et portable notamment).

  Rappel des règles :

  1. Les élèves dont la candidature n’aurait pas  été retenue faute de place pourront demander à être réservistes en cas de désistement d’un camarade. Ils seront appelés sitôt une défection connue.
  2. Un élève dans l’incapacité de participer à un spectacle devra signaler son absence immédiatement par mail (via Vie Scolaire). Il sera remplacé par un camarade réserviste. TOUT ELEVE QUI « OMETTRA » DE SIGNALER SON ABSENCE SERA EXCLU (et remboursé) pour les spectacles suivants  et ses places attribuées à un élève en liste d’attente.
  3. Les places seront attribuées en fonction des priorités suivantes :
  1. Elèves participant à l’Atelier Théâtre,
  2. Elèves de 1ère L et Terminale L,
  3. Autres élèves de Première,
  4. Autres élèves de Terminale.
  5. Elèves de Seconde

  Le dossier complet devra être déposé (sous enveloppe portant les nom, prénom et classe de l’élève)  dans le casier de Monsieur Berr (n°24) en salle des Professeurs :

- lundi  24 septembre pour les élèves de l’Atelier Théâtre,

- mardi 25 septembre pour les élèves de 1ère L et Terminale L,

- mercredi  26 septembre pour les autres élèves de Première,

- jeudi  27 septembre pour les autres élèves de Terminale.

- vendredi 28 septembre pour les élèves de Seconde

Aucun dossier ne sera admis avant la date prévue pour chaque catégorie d’élèves. A l’inverse, tout dossier en retard perdra son ordre de priorité.

  Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments dévoués.

F. Berr

Fiche d'inscription 2018-2019.pdf

Rossini en secret - Louis Rubellin 2nde 4  par Francois Rubellin le 2018-05-06

Les élèves de série A de l’École du Spectateur, samedi 05 mai, ont pu assister à un concert autour du compositeur italien Gioacchino Rossini (1792 – 1868). Ce fut une merveilleuse soirée qui enchanta, et ce n’est pas peu dire, la totalité du théâtre, particulièrement rempli ce soir-là, et je partageais (et partage encore) le sentiment du public.

Construit autour d’un fil rouge original sans être indigeste par excès d’originalité, Rossini en secret est un spectacle surprenant et singulier. La représentation raconte l’histoire d’un petit groupe d’amis qui investit chaque nuit un nouveau théâtre, durant trois nuits consécutives, au cours desquelles lesdits amis répètent des œuvres d’un compositeur préalablement choisi (ici, Rossini) afin de les jouer le dernier soir pour un public fantôme. Les morceaux sélectionnés (des « tubes » du compositeur, comme des pièces moins connues) étaient donc chantés par des artistes particulièrement talentueux, dans une mise en scène étonnante mais tout sauf rébarbative. Tantôt projetant Et vogue le navire, de Fellini, sur un drap blanc, tantôt jouant avec des décors de bric et de broc du théâtre. Le public n’est néanmoins pas en reste, les chanteurs effectuant de temps à autre des descentes à travers l’orchestre, toujours en chantant. L’interaction la plus marquante avec ce public « fantôme » reste la distribution d’assiettes de pâtes cuites, là, devant nos yeux, sur la scène, sur l’air du Lazzarone (Voir Naples et mourir). En effet, les chanteurs cuisiniers et le narrateur sont descendus dans un public pas si fantôme puisque celui-ci s’est délecté de ces pâtes al dente.

Dans cette ambiance de grande convivialité entre leur public et eux-mêmes, les artistes continuent leur spectacle, et quand celui-ci s’aventure dans un burlesque un peu lourd (ce qui est rare, certes), cette impression est totalement effacée par les incroyables performances vocales des chanteurs : soprano, mezzo-soprano, ténor et basse.

Rossini en secret offre, plus qu’une simple « compilation » musicale, un grand moment artistique et culturel pendant lequel on ne voit pas le temps passer. Si jamais vous avez une occasion de les voir et de les entendre, n’y manquez pas : vous ne regretterez certainement pas votre soirée ! Une représentation qui conclut donc l’année et cette saison de l’École du Spectateur en beauté ! (Sous vos applaudissements.)

L'éveil du chameau - Louis Rubellin 2nde 4  par Francois Rubellin le 2018-04-03

      Dimanche 25 mars se concluait le cycle théâtral de l’Abonnement B de l’École du Spectateur de M. Berr, avec une pièce objet d'un avis assez contrasté, force m’est de le reconnaître.

    Cette pièce, l’Éveil du Chameau, ce sont deux modes de vie totalement opposés, deux philosophies qui vont s’entrechoquer. Maryse, femme en apparence respectueuse de bon nombre de vertus, incarnée par la talentueuse et jolie Aure Atika, n’accepte pas que Simon, le père de l’enfant de sa fille se soit fait la malle. Elle va donc aller voir Mickaël (Pascal Elbé), le père de Simon, pour le convaincre de jouer son rôle de père et de rappeler à l’ordre son fils. Ce qu’il refuse de faire, car celui-ci n’a aucune valeur morale. Maryse va donc rester chez Mickaël, s’introduire dans son bureau sans qu’elle y ait été conviée de quelque façon que ce soit, et commencer à discuter avec lui, espérant le convertir à son mode de vie, et lui espérant la convertir au sien. Aucun des deux ne réussira cependant, toutefois ils seront  tous deux changés par cette rencontre. À noter que cette pièce avait été adaptée au cinéma en 2015, sous le nom d’Ange et Gabrielle.

    Je ne suis pas, je le reconnais, un grand amateur du théâtre contemporain, cependant j’étais assez impatient de voir cette pièce, étant resté sur ma faim avec la précédente. En sortant du théâtre, je ne savais pas quoi penser de cette heure et demie de représentation. Si Aure Atika, Valérie Decobert et Pascal Elbé sont de très bons acteurs sur lesquels on n’a rien à redire, si le décor (l’appartement de Mickaël) est très joli, c’est sur le fond que je m’interroge. En effet, à la fin de la pièce, on a certes passé un bon moment, en riant et souriant à certaines répliques, on se demande si, finalement, on n’a pas perdu son temps. La pièce n’apporte rien, aucune réflexion, aucun questionnement, et la pièce s’arrête en suspens, laissant le spectateur imaginer la rencontre entre Mickaël et Simon. Ce qui aurait pu être une bonne idée, certes, mais la mise en scène laissait juste une impression de déjà-vu mêlée d’une vexation de ne pas connaître concrètement la fin.

   Cette pièce, qui en soi n’est pas si mal, est donc un sympathique divertissement, mais qui laisse tout de même la très fâcheuse impression d’avoir perdu une heure et demie de sa vie. Et puis bon, il faut l’avouer, pour citer le Maréchal von Apfelstrudel dans Papy fait de la Résistance : « Ce n’est pas très raffiné… ». Sauf que là, on regrette sa soirée.

Amphitryon - Louis Rubellin 2nde 4  par Francois Rubellin le 2018-02-19

            Samedi 10 février 2018, grâce à l’École du Spectateur de M. Berr, nous sommes allés voir une pièce au théâtre de Fontainebleau, Amphitryon, de Molière. Cette pièce, à part dans le répertoire de l’auteur, n’étant pas beaucoup montée, ce devait être pour nous être une chance d’y assister. Avant de donner mon avis sur ces deux heures de représentation, voici d’abord un rapide synopsis.  Jupiter, Roi des Dieux, est séduit par la beauté de la jeune et belle Alcmène, qui est mariée au général thébain Amphitryon. Afin de pouvoir passer la nuit avec la jeune femme, Jupiter prend l’apparence du général, tandis que Mercure, qui l’aide dans cette aventure, prend l’apparence de Sosie, le serviteur d’Amphitryon. Le véritable Sosie, dépêché en hâte par son maître d’aller annoncer la victoire thébaine lors de sa dernière bataille, rencontre à Thèbes cet « autre lui ».

            Lors de la rencontre entre le metteur en scène et l’universitaire Jean-Luc Deschamps, un bord de scène, à laquelle nous avons assisté, le metteur en scène a dit vouloir faire pour cette pièce un décor qui soit dans l’esprit « théâtre à l’italienne » utilisé à l’époque de Molière, usant ainsi d’effets à la fois d’effets pyrotechniques et inattendus. Pour ce faire, étaient accrochés au-dessus de la scène des ballons aux formes diverses et variées, évoquant ou représentant des planètes. Au-dessous, sur la scène, une estrade banale où jouaient les acteurs. Pour le metteur en scène, deux dimensions régissent la pièce : la première est une dimension vraiment cosmique, la seconde joue sur le rapport de pouvoir entre dieux et hommes. Cette mise en scène concrétise et mêle ces deux thèmes en rapprochant les deux univers et donc les deux conditions (divine/planète et mortelle/estrade), ici plus que jamais mêlées. Ironie, à la fin de la pièce, Jupiter quitte la scène en s’enfonçant dans la scène. Le décor est pour moi la seule chose à retenir de cette représentation.

            Or donc, la pièce commence. La Nuit, premier personnage de la pièce, est vêtue étrangement et est conduite par des personnes habillées d’une combinaison noire moulante leur recouvrant la totalité du corps excepté la bouche. Une connotation vaguement sexuelle, plaçant la Nuit comme maîtresse de ce genre de rapport (c’est d’ailleurs pour que la nuit se prolonge afin que Jupiter passe plus de temps avec Alcmène que Mercure vient la voir, sur ordre de Jupiter) voulue par le metteur en scène ? Toujours est-il que l’apparition du personnage suivant, Mercure, met tout autant mal à l’aise. En effet, l’acteur met du temps à se défaire des mousquetons qui attachent son costume à la barre métallique montante et descendante avec laquelle il est descendu sur la scène, avant de finalement s’adresser à la Nuit. Des premières impressions plutôt mauvaises. Et, hélas, ce sentiment est allé en s’aggravant au fur et à mesure que la pièce avançait, avec l’arrivée du personnage de Sosie, beaucoup trop axé sur une ligne comique, faisant tantôt une espèce de rap sur les paroles de Molière, tantôt des mimiques voulant peut-être imiter Louis de Funès, mais sans trop de succès, à vrai dire. Cette idée de comédie martelée par le metteur en scène lors de la rencontre gâchait trop la dimension « shakespearienne » de la pièce, son aspect psychologique. Mais s’il n’y avait que ça… En effet, les autres acteurs semblaient parfois hésitants, certains jouaient franchement mal (Jupiter) et les dialogues sont surprenants quand on sait que Molière est censé être un auteur classique (Mercure est traité par Sosie de « fils de putain » !!!). Enfin, les trois actes (dont le dernier semblait ne jamais vouloir s’arrêter) étaient entrecoupés d’intermèdes musicaux dont le Spectateur aurait parfaitement pu se passer.

            Amphitryon m’a donc déçu, ce qui est singulier car c’était pour cette pièce que j’avais choisi la série B de l’École du Spectateur. Nonobstant ce fait, j’attends avec impatience la prochaine pièce, L’Éveil du Chameau.

Les forêts de Jean-Jacques - Louis Rubellin 2nde 4  par Francois Rubellin le 2018-01-24

Ce vendredi  19 janvier, grâce à M. Berr et l’École du Spectateur, le « groupe B » de celle-ci a eu la chance d’assister à un spectacle musical et littéraire autour des textes bucoliques et champêtres du penseur et philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau.

Je dois reconnaître avoir fait preuve d’un certain scepticisme vis-à-vis de ce spectacle avant d’y assister, et j’ai été très agréablement surpris par celui-ci. En effet, le concept original d’associer un répertoire pour piano éclectique (tant la sonate Pathétique de Beethoven que la 1ère Gymnopédie d’Erik Satie en passant par une Romance extraite du Carnaval de Vienne de Schumann ou par des ballades de Chopin) superbement interprété par l’atypique François-René Duchâble à un corpus de textes lus par l’incroyable diction du lecteur Alain Carré, a rendu la soirée superbe.

Ce fut pour nous un honneur de pouvoir voir l’excentrique F.-R. Duchâble dans le Théâtre de Fontainebleau. En effet, celui-ci ne se produit quasiment plus que pour des œuvres de charité – qui elles aussi se font rares. Cette raréfaction est bien dommage : cet immense interprète à la fois saugrenu et talentueux est un spectacle total pour tout mélomane.

Dans le corpus de textes lu par Alain Carré, on trouve bien sûr des textes de « Jean-Jacques » mais également un propos introductif d’un autre philosophe ou bien une ou deux fines piques de Voltaire à son collègue Rousseau et à son ardente volonté de « retour à la nature » dans des forêts comme celles de Rambouillet, de Normandie… ou de Fontainebleau !

Tantôt lus en récitatif pur, « a capella », tantôt accompagné de la musique au piano, les textes de Rousseau font réfléchir l’auditeur autant qu’ils peuvent les faire sourire, rappelant à ceux-ci leur condition d’enfants de la Nature, et non maîtres de celle-ci.

« Les Forêts de Jean-Jacques » est donc, un spectacle fabuleux qui toucha toute la salle (certes majoritairement constituée de personnes âgées) et qui battit un record d’applaudissements, pendant près de cinq minutes en continu.

Je remercie donc grandement M. Berr de nous avoir fait assister à cette merveilleuse soirée.

Louis Rubellin - 2nde 4

fiche de participation exceptionnelle 2017 2018  par Alain Guyot le 2017-10-02

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour télécharger la fiche :

http://www.lyceefrancois1.websco.fr/ADI/files/bibliotheque/Fiche%20de%20participation%20exceptionnelle%202017-2018.pdf

 

L'Ecole du Spectateur Infos urgentes  par rev le 2016-09-20

URGENT : EXTENSION DE L’OPERATION L’ECOLE DU SPECTATEUR AUX CLASSES DE SECONDE

Il reste une vingtaine de places disponibles pour les spectacles proposés dans le cadre de « l’Ecole du spectateur ». Les élèves de seconde intéressés ont donc la possibilité de s’inscrire à l’un ou l’autre groupe de spectacles en téléchargeant le document Inscription ci-joint et  Votre programme !   : Liste des spectacles proposés (Programme de l' Ecole du spectateur)

ATTENTION !

LES INSCRIPTIONS DEVRONT S’EFFECTUER D’ICI VENDREDI 23 SEPTEMBRE : LE DOCUMENT D’INSCRIPTION ET LE CHEQUE SERONT DEPOSES EN SALLE DES PROFESSEURS DANS LE CASIER DE M. BERR (N°17).

ECOLE DU SPECTATEUR 2016-2017  par La direction le 2014-11-27

Ecole du spectateur 2016-2017

Madame, Monsieur,
Cette année encore, les élèves de Première et de Terminale volontaires et intéressés auront la possibilité d’assister à des représentations au Théâtre de Fontainebleau. La programmation particulièrement riche nous permet de constituer deux groupes de 40 élèves environ pour 5 spectacles chacun. Ces « blocs » de 5 spectacles ont été constitués de manière sensiblement égale, en tenant compte des dates durant l’année : chaque groupe se verra proposer deux pièces classiques, une pièce contemporaine, et deux spectacles plus originaux. Il n’y a pas de panachage possible. Les élèves peuvent indiquer leur préférence pour l’une ou l’autre série de spectacles : nous essaierons de satisfaire les demandes en fonction du nombre de places disponibles…


Les deux séries de spectacles retenues sont les suivantes :

Série A
1) Molière et l’opéra, spectacle musical
par la compagnie Les Paladins,
vendredi 4 novembre 2016 à 20 h 30


2) Teatro Delusio, spectacle de masques,
par la Compagnie Familie Flöz,
Dimanche 27 novembre 2016 à 17 h 00


3) The Servant, de Robin Maugham,
mise en scène de Thierry Harcourt,
Samedi 7 janvier 2017 à 20 h 30


4) L’Ile des esclaves, de Marivaux,
mise en scène Gerold Schumann,
Vendredi 20 janvier 2017 à 20 h 30


5) Teresina, Commedia dell’Arte,
texte et mise en scène de Fabio Marra,
Vendredi 28 avril 2017 à 20 h 30

   

Série B
1) Ruy Blas, d’après l’oeuvre de Victor Hugo,
mise en scène Axel Drhey
Vendredi 7 octobre 2016 à 20 h 30


2) La Discrète amoureuse, de Lope de la Vega,
mise en scène de Justine Heymann,
Vendredi 9 novembre 2016 à 20 h 30


3) Sous le signe de Cro-Magnon,
mise en scène Sidney Bernard,
Vendredi 2 décembre 2016 à 20 h 30


4) Les Faux British, de H. Lewis, J. Sayer et
H. Shields, mise en scène de Gwen Aduh,
Vendredi 24 février 2017 à 20 h 30

 

5) L’Augmentation, de Georges Perec,
mise en scène de Michel Abécassis,
Samedi 22 avril 2017 à 20 h 30


Nous vous invitons à consulter le site: www.fontainebleau.fr et à télécharger la brochure « saison théâtrale 2016_2017 » pour plus de détails sur les représentations. Certains de ces spectacles sont précédés d’une conférence par le metteur en scène à 19 h 00 au théâtre (présence OBLIGATOIRE des élèves retenus pour l’Ecole du spectateur).

 

INSCRIPTION A L’ECOLE DU SPECTATEUR

Le prix pour les 5 spectacles est de 37€ 50, à régler par chèque (sauf impossibilité matérielle) à l’ordre du : Foyer Socio-éducatif du Lycée François Premier. Les élèves arrivent au théâtre et en repartent par leurs propres moyens.

Vous trouverez ci-joint un : 

document d’inscription à télécharger et à remplir lisiblement (adresses
mail et numéros de téléphone fixe et portable notamment
).

CLIQUER SUR LE LIEN Ci-dessus


L’expérience de l’année dernière (plus de volontaires que de places offertes) nous conduit à
certaines modifications :

a) Les élèves dont la candidature n’aurait pas été retenue faute de place pourront demander à être réservistes en cas de désistement d’un camarade. Ils seront appelés sitôt une défection connue.


b) Les fiches de permutation sont supprimées : un élève dans l’incapacité de participer à un spectacle devra signaler son absence immédiatement par mail (via Vie Scolaire). Il sera remplacé par un camarade réserviste. TOUT ELEVE QUI « OMETTRA » DE SIGNALER SON ABSENCE SERA EXCLU (et remboursé) pour les spectacles suivants et ses places attribuées à un élève en liste d’attente.

c) Les places seront attribuées en fonction des priorités suivantes :


1) Elèves participant à l’Atelier Théâtre,

2) Elèves de 1ère L et Terminale L,

3) Autres élèves de Première,

4) (éventuellement) Autres élèves de Terminale.

Afin d’éviter certains abus de l’année dernière (élèves s’inscrivant longtemps après les autres sous prétexte qu’ils étaient prioritaires…), le dossier complet devra être déposé (sous enveloppe portant les nom, prénom et classe de l’élève) dans le casier de Monsieur Berr (n° 17) en salle des
Professeurs :


- lundi 12 septembre pour les élèves de l’Atelier Théâtre,

- mardi 13 septembre pour les élèves de 1ère L et Terminale L,

- mercredi 14 septembre pour les autres élèves de Première,

- jeudi 15 septembre pour les autres élèves de Terminale.


Aucun dossier ne sera admis avant la date prévue pour chaque catégorie d’élèves. A l’inverse, tout dossier en retard perdra son ordre de priorité.

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de nos sentiments dévoués.


F. Berr et E. Franzon

 

 

Ecole du spectateur saison 2016 - 2017  par rev le 2016-09-05

ECOLE DU SPECTATEUR 2016-2017

Cette année encore, les élèves de Première et de Terminale volontaires et intéressés auront la possibilité d’assister à des représentations au Théâtre de Fontainebleau. La programmation particulièrement riche nous permet de constituer deux groupes de 40 élèves environ pour 5 spectacles chacun. Ces « blocs » de 5 spectacles ont été constitués de manière sensiblement égale, en tenant compte des dates durant l’année : chaque groupe se verra proposer deux pièces classiques, une pièce contemporaine, et deux spectacles plus originaux. Il n’y a pas de panachage possible.

 

Les élèves peuvent indiquer leur préférence pour l’une ou l’autre série de spectacles : nous essaierons de satisfaire les demandes en fonction du nombre de places disponibles…
Les deux séries de spectacles retenues sont les suivantes :

Série A
1) Molière et l’opéra, spectacle musical,xxxxxxxxxxx
par la compagnie Les Paladins,
vendredi 4 novembre 2016 à 20 h 30
2) Teatro Delusio, spectacle de masques,
par la Compagnie Familie Flöz,
Dimanche 27 novembre 2016 à 17 h 00
3) The Servant, de Robin Maugham,
mise en scène de Thierry Harcourt,
Samedi 7 janvier 2017 à 20 h 30
4) L’Ile des esclaves, de Marivaux,
mise en scène Gerold Schumann,
Vendredi 20 janvier 2017 à 20 h 30
5) Teresina, Commedia dell’Arte,
texte et mise en scène de Fabio Marra,
Vendredi 28 avril 2017 à 20 h 30

Série B
1) Ruy Blas, d’après l’oeuvre de Victor Hugo,
mise en scène Axel Drhey
Vendredi 7 octobre 2016 à 20 h 30
2) La Discrète amoureuse, de Lope de la Vega,
mise en scène de Justine Heymann,
Vendredi 9 novembre 2016 à 20 h 30
3) Sous le signe de Cro-Magnon,
mise en scène Sidney Bernard,
Vendredi 2 décembre 2016 à 20 h 30
4) Les Faux British, de H. Lewis, J. Sayer et
H. Shields, mise en scène de Gwen Aduh,
Vendredi 24 février 2017 à 20 h 30
5) L’Augmentation, de Georges Perec,
mise en scène de Michel Abécassis,
Samedi 22 avril 2017 à 20 h 30
Nous vous invitons à consulter le site: www.fontainebleau.fr et à télécharger la brochure « saison théâtrale 2016_2017 » pour plus de détails sur les représentations. Certains de ces spectacles sont précédés d’une conférence par le metteur en scène à 19 h 00 au théâtre (présence OBLIGATOIRE des élèves retenus pour l’Ecole du spectateur).

Fiche d'inscription (cliquer pour vous inscrire)

Le Retour au désert, de Bernard Marie Koltès  par Elisa Franzon le 2016-07-11

Ci-dessous le compte rendu rédigé par Claire Corap, Amel Hadj-Hassen, Julie Minas et Élisabeth Guérin à la suite de la sortie au Théâtre de la Ville à Paris le 30 janvier 2016 pour assister à une représentation d'une pièce de Bernard Marie Koltès, Le Retour au désert, mise en scène par Arnaud Meunier. Merci à elles, fidèles à l'École du spectateur pendant deux ans !

Le retour au désert de Bernard-Marie Koltès dans une mise en scène d'Arnaud Meunier nous fait part d'une incroyable histoire.
De retour d’Algérie, au moment où le pays devient indépendant, Mathilde arrive avec ses deux enfants Edouard et Fatima chez son frère Adrien, propriétaire d’une usine et de la maison familiale dont elle avait hérité. En arrivant elle fait la connaissance de Marthe sa belle-soeur et de son neveu Mathieu, jamais sorti du domaine familial. Les retrouvailles sont rudes entre le frère et la soeur qui veulent régler leurs comptes. Adrien cherche à tout prix à se débarrasser de sa soeur. Il tente d'envoyer Fatima dans un asile car elle prétend voir son ancienne épouse Marie décédée mystérieusement. Mais il est confronté à la faillite de son usine et au caprice de son fils qui veut absolument partir en guerre ainsi qu'aux manigances de Mathilde qui lui font perdre la plupart de ses amis préfets et avocats avec lesquels il complotait un attentat contre le café Saïfi. Malheureusement cet attentat a tout de même lieu le soir où Edouard et Mathieu accompagnés du domestique de la famille Aziz se trouvaient encore dans le café en cachette. L'explosion rend les deux cousins bien amochés et cause la mort d'Aziz. Adrien désabusé décide de partir en Algérie. Sa soeur après avoir appris l'accouchement de Fatima de jumeaux par Mme Queuleu la domestique, court rejoindre son frère. C'est ainsi que le frère et la soeur se réconcilient et finissent leur chemin ensemble.
La pièce se déroule en cinq actes, chacun amorcé par le nom d'une prière. En effet, Arnaud Meunier propose un choix pertinent : la pièce est déconstruite en une journée où les coupures et les changements d'actes évoquent les prières de l'islam : Fajr, Dohr, 'Asr, Maghreb et Isha. Ce qui est d'autant plus intéressant qu'elle donne sens à certains moments car c'est à la prière de Maghreb, soit le coucher du soleil, où il est autorisé de manger durant le mois de ramadan : c'est celle du repos, la pression s'envole, les véritables natures se révèlent. Ainsi, elle marque l'approche du dénouement de la pièce. Les secrets et les tabous sur lesquels repose le conflit opposant Adrien à Mathilde, et plus généralement le trouble de la période dans laquelle il est inscrit, vont être peu à peu dévoilés.
En effet, l’Histoire franco-algérienne est pleine de fantômes, et Koltès leur donne vie. Il y a notamment la présence du fantôme de Marie, la femme d'Adrien, qui vient déclamer la vérité à ceux qui veulent bien l'entendre. L'écriture puise dans les non-dits, sources de tension à la fois au sein de cette famille, mais aussi dans le conflit en général et la façon dont on en gère le souvenir encore aujourd’hui. La Guerre d'Algérie est comme une affaire que l'on n'a pas réglée, plus de cinquante ans après l'indépendance, l'histoire reste difficile à commémorer, à raconter, à officialiser. Dans Le Retour du désert, Mathieu veut partir, quitter ce contexte qui l'oppresse, fuir en fait, fuir ce passé qu'il ne comprend pas, ce passé qui a des répercussions encore, qui le concerne et dont il ne veut pas. Il y a la conviction de la part de l'auteur que notre relation à l’immigration reste liée à ce passé occulte. Mathilde dit ainsi « Où est-elle la terre sur laquelle je pourrais me coucher? En Algérie, je suis une étrangère et je rêve de la France ; en France, je suis encore plus étrangère et je rêve d’Alger. Est-ce que la patrie, c’est l’endroit où l’on n’est pas ?... ». Le Retour au désert est avant tout une convocation de notre mémoire coloniale et de ses zones d’ombres. En choisissant de donner cette pièce, Arnaud Meunier remet sur le devant de la scène ce que l’on n’assume pas, ce que l’on voudrait tant taire ou oublier. Par moments, les projecteurs sont braqués sur nous, le public, les discours sont alors implicites, les critiques acerbes nous sont bien adressées : il est temps de choisir. Ainsi nous sommes invités à nous regarder tandis que nous sommes plongés dans le noir, à nous reconnaître derrière les propos d'Adrien qui se justifie honnêtement à chercher le confort, la facilité en oubliant le passé, ou alors ceux de Mathilde, qui nous insulte franchement en nous traitant de singes, d'incapables rongés de vices. Ces deux visions sont les deux aspects de notre attitude vis à vis de la mémoire et de notre rapport à l'immigration. Koltès propose un théâtre politique, ancré dans notre société en pointant du doigt la montée des populismes et notamment du vote FN en milieu rural.
On doit également toute l'actualité de la pièce à la mise en scène de Meunier. Si la pièce est à l'origine découpée en cinq actes, on peut aussi voir une autre structure de la pièce cette fois en trois parties : le monologue du frère, le dialogue entre les personnages et le monologue de la soeur. Pour autant, la pièce respecte assez bien la règle classique des trois unités : de lieu (principalement la maison), de temps (24h correspondant aux cinq prières de la journée) et d'unité d'intrigue (le retour de Mathilde en France). La maison, même si elle n'est pas le seul lieu de la pièce, est un élément central de la pièce. Le style épuré rappelle le mouvement moderne, ce qui est cohérent avec l'époque de la pièce. L'édifice est la représentation même du fondement de la famille, elle qui, comme le dit Mathilde, est éternelle. Pourtant elle peut être instable et changeante, la maison se casse, elle avance comme elle recule... Ainsi, le metteur en scène jongle entre tradition et innovation et même si la représentation reste classique, Meunier prend des libertés certaines pour que le spectateur trouve dans la pièce un écho dans notre présent.
Par ailleurs, le rire permet d’aborder de manière légère des thèmes qui ne pourraient que plus difficilement être abordés frontalement. Koltès trouvait que ses pièces étaient trop souvent « prises au sérieux». Pour celle-ci, il assume avoir vraiment voulu que « le comique prédomine ». Pourtant, les sujets qu’il aborde sont loin d’être légers : attentats de l'OAS, accusation de viol qui a valu à Mathilde d'être tondue, grossesse non désirée... Ce sont d'ailleurs les scènes les plus dures qui puisent le plus dans les ressorts comiques : lorsque les notables préparent l'attentat, l'accouchement final de Fatima...