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Aude Sathoud (SciencesPo.) - Aliénor Plumel (1ES1)  par Francois Rubellin le 2018-10-12


Récemment admise au Collège Universitaire de Sciences Po Paris et bachelière 2018 ES mention TB, Aude SATHOUD a échangé avec certains élèves PSP et les TES1 samedi 6 octobre à 11h30 en salle A08, dans le cadre de la matinée consacrée aux rencontres entre anciens et amis du Lycée. Aliénor Plumel (1ES1 SED) rend compte de cette rencontre ci-dessous. Merci à Aude pour cette action et le temps consacré!

Rencontre avec Aude Sathoud:

 Nous avons eu le plaisir samedi dernier, ainsi que les élèves de TES1 et quelques uns de la Prépa Sciences Po, de rencontrer Aude Sathoud (ancienne élève de François 1er en première année de Sciences Po Paris). Malgré la faible différence d’âge entre elle et son auditoire, j’ai tout de suite eu l’intime conviction d’être face à une personne épanouie dans ce qu’elle faisait, sûre d’elle (ou tout du moins en donnant l’impression) et présentant déjà une expérience de la vie conséquente. Je m’efforcerai de faire le compte-rendu de cette heure passée avec elle, durant laquelle trois points principaux ont été abordés : la lettre de motivation, l’entretien d’admission pour Sciences Po et enfin sa vie sur le campus délocalisé de Reims.

Une des premières questions qui nous a été posée est : « Qu’est ce qui vous fait vibrer ? ». En effet, Aude Sathoud nous a conseillé, en ce qui concerne la lettre de motivation, de parler de nos passions. Jugée excellente par Sciences Po, puisqu’elle lui a permis (ainsi que son bulletin brillant) d’être admise sur dossier et donc de ne pas passer l’examen écrit, le squelette de sa lettre lui avait été conseillé par sa mère : parler en premier de l’école, en faire ses louanges, parler ensuite de soi et de ce que l’on pourrait apporter à l’école (tout en restant relativement modeste), et enfin dire ce que l’on pourrait, en étant admis, réaliser main dans la main avec l’école. Ce serait donc en trouvant qui on est vraiment et en étant honnête avec soi-même que notre lettre paraîtra sincère, et aura le plus de chances d’être retenue. La première partie de cette heure a ainsi été consacrée à nous conseiller de regarder en nous et réfléchir à ce que nous voulions faire, même si arriver à choisir une voie professionnelle à notre jeune âge est souvent difficile (d’où l’importance du travail sur soi).

L’entretien d’admissibilité a été comparé par Aude Sathoud à un jeu politique ; elle répondait aux questions du jury par ce qu’il voulait entendre, puis le guidait vers des questions dont elle maîtrisait le sujet.  Arrivée en retard le jour de son entretien, elle a raconté à son jury l’anecdote de son retard, considérant qu’elle illustrait bien l’esprit de Sciences Po. Pour elle, cette dernière étape dans le processus d’admission a donc été très… agréable, et elle regrette même qu’il n’ait pas duré plus longtemps.

Une fois admise dans l’école, Aude Sathoud a choisi d’intégrer le campus délocalisé de Reims, Europe-Afrique. Les campus délocalisés sont marqués par une grande diversité des nationalités, puisqu’il y a presque autant de nationalités différentes que d’élèves. Elle a aussi évoqué cette sensation d’être sur un « îlot de paix » où la bienveillance et l’ouverture d’esprit permettent aux étudiants de se construire et de partager leurs points de vue sans provoquer de conflit.

Le portrait d’une école préparant ses élèves à devenir des citoyens actifs et acteurs de leur vie (et pas seulement spectateurs) nous a ainsi été dressé. Merci à M. Rubellin et Mme Corneloup d’avoir organisé cette rencontre, et merci à Aude Sathoud.

Aliénor PLUMEL